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Quand le café a chaud…

Le café arrive deuxième au rang des breuvages les plus consommés au monde, devancé par… l’eau.

Ai-je besoin de vous mentionner que le second résulte du premier… Les arabicas et robustas (totalisant 99% de la culture mondiale) dépendent intrinsèquement de la température et des précipitations. Les changements climatiques représentent conséquemment une bravade de taille pour cette boisson tant prisée par l’homme. Nul n’y échappe.

Le développement des arabicas

L’obtention d’un développement optimal chez les arabicas nécessite un environnement frais, semi-ombragé, que l’on retrouve en sol montagneux (entre 1 200m et 2 000m d’altitude). Les variétés les plus convoitées proviennent notamment de l’Éthiopie et du Kenya, vastes territoires bénéficiant d’une seule saison sèche où les températures oscillent entre 15 et 24 degrés. Au-delà de cette température, le rendement de l’espèce est affecté. Entre 1 500mm et 2 000mm de pluie sont nécessaires à l’optimisation de sa productivité annuelle.

Le développement des robustas

Le robusta quant à lui, se développe massivement dans les régions des plaines équatoriales d’Afrique ou l’altitude y est basse, située entre le niveau de la mer et 800m d’altitude (ce qui, comme l’arabica, ne signifie pas qu’il ne peut pas se développer ailleurs… nous n’avons qu’à songer au Brésil ou à la Colombie, tous deux s’avérant d’importants producteurs de cafés). Cette famille de caféiers demande toutefois davantage de pluie, soient quelques 2 000mm tous les ans. La température requise pour générer une production prospère se situe entre 22 et 26 degrés.

Des changements climatiques qui ont des conséquences...

Je ne ferai pas de moi la "preacher" de la triste histoire de l’homéostasie mais…le café, c’est un peu comme les permutations climatiques; c’est l’affaire de tous. Les irrégularités climatiques ont des répercussions sur divers facteurs entourant le développement sain des caféiers dont leur génétique (biodiversité, hybride, reproduction), leur terroir respectif (pluviométrie du territoire principalement), les pratiques culturales, la durée de maturation des fruits, les conditions de récolte et les traitements post-récoltes (dépulpage, fermentation et séchage). Lorsque les moussons se font attendre ou s’avèrent écourtées, que les températures augmentent, que les saisons valsent dans le temps, que des tsunamis immergent des îles; les récoltes sont décharnées. Les îles aux pourtours de l’Indonésie, entre autres, sont couramment fragilisées par les caprice de mère nature.

...et qui entraînent même des maladies

La floraison et le développement des fruits du caféier sont très sensibles et requièrent une stabilité climatique. Les parasites tels que les nématodes, la rouille du café, le foreur de cerise et le mineur de feuille, siègent aussi dans la liste des mal-aimés du café… une seule visite de ces insectes suffit pour mettre en péril une entière récolte.

Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres. Nous l’empruntons à nos enfants.

Laissons les générations futures la chance de boire du bon café…


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