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Discussion avec « L’épicerie » sur les défis environnementaux de la chaîne de valeur du café

Nous avons eu la chance de recevoir l’équipe de l’émission l’ÉPICERIE pour discuter des défis environnementaux dans l’industrie du café.

Bon… On va se dire les vrais choses dès le départ. L’industrie du café peut difficilement se targuer d’être verte. Comme l’industrie de l’aviation, il est nécessaire de s’améliorer, mais il ne faut pas jouer les puristes. Le café pousse dans le Sud et est consommé dans le Nord. De la culture au traitement des cerises, l’exportation, la torréfaction et l’infusion des grains de café, le transport, les emballages, la demande en eau et en énergie sont tous des facteurs ayant un impact environnemental énorme. Chez Faro, nous savons que nous avons beaucoup de chemin à faire et que nous devons nous améliorer. C’est pourquoi nous nous sommes dotés d’une politique environnementale et intégré un volet « écoresponsabilité » dans nos rencontres hebdomadaires, au même titre que les finances, le marketing ou les ressources humaines. Notre constat est simple : nous ne sommes pas parfaits et nous ne sommes pas carboneutres, c’est donc notre responsabilité d’améliorer notre empreinte, tout en gardant une stabilité financière.

Le traitement du grain à l’origine

Wet Mill

Dès le premier maillon de la chaine de valeur, l’industrie doit se remettre question. En visitant les pays producteurs (depuis 2020, nous compensons nos crédits carbone liés à nos voyages à l’origine), nous avons pu voir l’importance des besoins en eau pour le traitement du grain. À notre avis, c’est un des problèmes majeurs à l’origine. La fermentation dans d’immenses bassins représente une catastrophe à elle seul. L’eau souillée est rejetée dans les rivières ou laissée dans des lagunes à l’air libre. Selon CopeTarrazu, cette méthode de fermentation demande 65,2 litres d’eau pour produire 1 lb de café. Heureusement, depuis quelques années, il est possible d’observer que les autorités et certaines coopératives ont exigé l’arrêt de cette technique. La fermentation par friction (au lieu de trempage) et l’utilisation d’eau en circuit fermé ont permis de baisser l’utilisation à 4,3 litres d’eau par livre de café. L’eau est également rejetée sur des « lits » d’herbe qui se nourrissent du « miel » (fruit de la cerise) et l’absorbent. L‘utilisation en eau est donc réduite de plus de 90 % et les déchets sont traités.

Avec le problème de la rouille (champignon qui attaque les feuilles du caféier), la demande en fertilisant a augmenté de 150 % (de 2 à 5 fois par année). La pelure et la miel (oui, c’est bien un mot féminin…) sont également utilisées comme fertilisant pour aider les plants à combattre le champignon. Il y a de l’espoir!

Armés de ces nouvelles connaissances, nous pouvons maintenant mieux choisir nos cafés. Par exemple, malgré la qualité des « Triple Wash » et « Double Wash » coffee, nous réalisons que double wash, c’est deux fois plus d’eau…

Comment acheter du café « vert »?

Grâce à notre politique environnementale, nous nous sommes dotés d’objectifs simples et logiques pour améliorer notre bilan. Intégrer ces objectifs dans nos rencontres représente une stratégie de vigie. Le consensus actuel n’est pas celui de demain : il faut donc se remettre en question constamment.

1. Limiter le transport du café

À titre de champion du non-sens, le café décaféiné à l’eau est souvent transporté de l’Amérique Latine vers l’Allemagne pour y être décaféiné et ensuite être retourné à New York, pour finalement être acheminé à Montréal. À notre avis, il est souhaitable de favoriser l’achat du café de la Colombie, qui sera traité au Mexique et vendu directement à Montréal. La même logique s’applique pour les cafés d’Asie ou d’Afrique. En gros, acheter d’une origine qui limite le transport de votre tasse matinale.

2. Limiter l’emballage

Gobelet de café compostable BPI

Nous proposons à nos clients d’utiliser des sacs de transport, pour ceux qui peuvent se le permettre. L’aluminium permet de conserver la qualité du café, c’est donc difficile de s’en passer complètement. Nous sommes d’ailleurs taxés sur nos volumes d’emballage en aluminium, ce qui est une bonne chose. Les gros formats ou l’achat en vrac diminuent les besoins en emballages. De plus, nos verres en carton sont maintenant 100 % compostables, mais évidemment, l’utilisation d’une tasse réutilisable est conseillée.

3. L’approche par petits pas

Pas besoin de réfléchir bien longtemps pour trouver des petits gestes qui nous permettent de s’améliorer. Compenser les émissions de gaz à effet de serre de nos voyages à l’origine en achetant des crédits carbones, acheter des cafés avec différentes certifications sociales et environnementale et intégrer une meilleure gestion de nos matières résiduelles sont des exemples de petits gestes qui nous permettent d’avancer. Depuis 2019, nous n’avons plus de capsules en plastique.  

L’incohérence environnementale

Il est difficile de parler d’environnement lorsqu’on sait qu’on contribue d’une façon ou d’une autre à augmenter la consommation. C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas nous présenter comme une entreprise verte ou des pionniers dans le domaine environnemental. Néanmoins, cela ne nous empêche pas de nous améliorer et de mettre de l’avant nos efforts. Ce qui était considéré auparavant comme un avantage concurrentiel doit devenir un requis de marché.

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