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Les certifications

Un cahier de charges est un document qui doit être respecté lors de la conception d'un projet. Lors de l'intégration d'une certification, divers aspects peuvent être couverts, que ce soit environnemental, social ou économique. Dans le secteur du café, la durabilité est encadrée dans les systèmes de certification existants qui couvrent à la fois les marchés traditionnels et de spécialité. Cependant, les cafés de niches ne sont souvent pas inclus dans ces systèmes, car la qualité du produit leur permet de vendre plus cher que dans la structure des certifications. Chaque système de certification dans le secteur du café a son objectif, ses procédures et sa position sur le marché. Notez que le café peut également être certifié selon deux ou plusieurs systèmes de certification, couvrant ainsi plus d’un segment de marché. Les principaux systèmes de certification du café sont :

  1. Rainforest Alliance (UTZ)
  2. Biologique (ECOCERT)
  3. Fairtrade
  4. 4C (Europe principalement)

Il est donc important d’avoir une variété de certifications pour s’assurer de couvrir le maximum d’enjeux liés à la culture du café (biodiversité, neutralité carbone, facteurs sociaux, etc.)

Biologique

Tout d’abord, commençons par décortiquer la plus grosse certification : biologique. Les gens supposent souvent que « biologique » est simplement un terme marketing, mais c’est aussi un terme avec différentes définitions juridiques. Les produits portant le sceau biologique sont vérifiés par des inspecteurs accrédités par le gouvernement et exigent que la ferme en question n’utilise pas de pesticide synthétique, ait un plan pour éviter une érosion excessive (un réel problème avec les plants de café) et soit suffisamment espacée des fermes non biologiques sur lesquelles les engrais non organiques et les pesticides ne flotteront pas par les aires.

Équitable

Équitable Fairtrade café coffee

C’est seulement la phrase complète « certifié commerce équitable » qui a du poids; « Commerce équitable », à lui seul, sans la marque d’une organisation comme Fairtrade International, ne veut rien dire. Fairtrade International est composé exclusivement de coopératives de petits producteurs. Le prix minimum par livre pour l’agriculteur est de 1,40 $ USD pour les produits non biologiques, 1,70 USD pour les produits biologiques, plus une prime de développement communautaire de 0,20 cent pour chacun.

Rainforest Alliance

Rainforest Alliance Certified est une certification fournie par une ONG du même nom. Son objectif est écologique et mise sur la présence d’ombre (à noter que tous les caféiers sont plus productifs à l’ombre, donc il est plutôt rare de retrouver des plants sans ombre puisque l’arbre produirait 30-50 % moins de cerises de café), de cours d’eau propres (sans gérer celle du centre de tri) et quelques autres initiatives pour minimiser l'impact négatif sur l’environnement. C’est aussi une protection assez décente contre l’exploitation du travail des enfants. Le problème est que, alors que Rainforest Alliance est une véritable certification avec de réelles exigences, son cahier de charges n'est pas très… strictes. Parfois, seulement 30 % du café dans un emballage doit avoir passé le rassemblement pour que l’emballage soit légalement certifié. Cette certification ne nécessite pas non plus de prix d’achat minimum pour le café, ni quoi que ce soit pour garantir des salaires plus équitables aux agriculteurs. Rainforest a donc été largement critiquée, mais c’est somme toute mieux que rien.

Autres facteurs non négligeables

Il faut être prudent et s’assurer d’optimiser nos choix même pour des achats non certifiés. Par exemple, l’empreinte carbone liée au transport n’est pas prise en compte par les différentes certifications que nous avons nommées plus haut. C’est pourquoi chez FARO, nous priorisons l'importation de café d’Amérique latine.

Nous aimons aussi beaucoup travailler avec le café de la Colombie à cause de la FNC. Fondée en 1927, la Federación Nacional de Cafeteros de Colombia (alias la Fédération nationale des caféiculteurs, d’où l’abréviation « FNC ») est une ONG qui fournit une grande variété de services et de soutien aux producteurs de café du pays, quelle que soit leur taille de leurs propriétés foncières ou du volume de leur production. La branche marketing de la FNC développe des campagnes pour promouvoir non seulement la consommation internationale de café colombien, mais aussi, plus récemment, la consommation intérieure de cafés colombiens de spécialité. La création du « personnage » Juan Valdez dans les années 1950 est l’exemple le plus clair de la publicité tournée vers l’extérieur qui a bâti la réputation de la FNC. La FNC garantit également un prix d’achat pour tout café cultivé en Colombie, ce qui offre une certaine sécurité financière aux agriculteurs : ils ont la possibilité de trouver des acheteurs privés ou de pénétrer sur les marchés spécialisés, ou ils peuvent offrir leur café à la FNC et recevoir un prix quelque peu stable. Le bras scientifique de l’organisation, Cenicafé, se consacre à la recherche, au développement, à la diffusion et au soutien dans tout le pays. Un vaste service de vulgarisation employant plus de 1500 agents de terrain est déployé pour rencontrer et consulter les agriculteurs sur la gestion des sols, les techniques de transformation, la sélection des variétés, la prévention et le traitement des maladies, et d’autres aspects agricoles de la culture du café. Une taxe est imposée sur toutes les exportations de café afin de financer ce travail ainsi que les autres dispositions et protections offertes par la FNC, indépendamment de la participation ou de l’utilisation des services, du marché et des programmes de la FNC par un producteur.

Credit : Victor Pagan (Cafe Imports)

Chez Faro, nous collaborons également avec l'une des meilleures coopératives du monde du café : Costa Rica Coope Tarrazu. Cette dernière a créé des systèmes qui réduisent l’utilisation d’eau de 95 % pour les traitements de café lavé (fermentation). Les fermiers sont également propriétaires du centre de tri, d’une épicerie, des points de cueillettes, de stations d’essence et d’un restaurant dans la zone de production.

Et l'innovation dans tout ça?

Pourquoi les meilleurs cafés ne sont (généralement) pas équitables, biologiques ou Rainforest? La réponse à cette question est très logique et répond à un mécanisme économique : les petits agriculteurs qui investissent dans leurs plants, dans le traitement du café (après la cueillette), et qui produisent un café à forte valeur ajoutée n’ont pas besoin des structures issues des diverses certifications puisqu’ils dépassent largement - de 100 % à 1000 % - les valeurs du marché. En réalité, ces fermiers ne regardent même pas le marché pour fixer le prix de leur produit.

Achat direct

Le commerce direct n'est pas un modèle d'achat régi par un certificateur, comme la certification Fairtrade par exemple. C'est un terme utilisé par les torréfacteurs pour désigner les achats qui sont effectués en visitant les lieux de traitement du café vert et les fermes des cerises de café. Les achats directs permettent de créer des liens avec des communautés sur place et assurent d’avoir un éventail de produits uniques.

Attention, le label « Achat Direct » ne veut rien dire, sauf si on le fait pour de vrai! 

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